04 février 2008
Tu permets que je t'apostrophe ?!!!
by Francesca

Bonjour Les Filles… minute je jette un coup d’œil rapide !!! C’est bien ça : les filles !
Je passe régulièrement et en silence, sur la pointe des pieds. Je te laisse à tes extases : à la recherche des bouclettes perdues d’Anatole, aux rêveries de Léo, à la longueur des jambes d’Andréa, à l’aérophagie de Lor. !!! Ma grand-mère, une sage femme… enfin une femme sage disait toujours : « la meilleure longueur pour les jambes c’est quand les pieds touchent par terre ». Je médite encore sur la portée philosophe de l’adage indiscutable.

Ne nous égarons pas.
J’ai vu que récemment se tenait ici même un salon littéraire et j’ai lu de bien jolies choses sur la nécessité, l’importance, l’enchantement, l’enivrement, la fascination etc… que peut procurer la lecture. Je suis d’accord avec toi à 200 %.
C’est pas tous les jours (que je suis d’accord, essaie de suivre un peu…) :
CHAMPAGNE !

Je déteste le champagne,
donc pour moi ce sera vin rouge, merci !
Qu’est-ce qui te pousse et te détermine à acheter (ou pas d’ailleurs), à lire un livre ? Moi c’est la première phrase, elle est déterminante, cruciale et décisive.
Mon livre préféré, l’indétrônable, le bien-aimé au-delà de tout que je caresse des doigts et du regard, que je n’ose relire, que j’ouvre au hasard régulièrement, que j’observe avec béatitude, celui, le seul qui m’ait laissé effondrée en larmes dans mon fauteuil, celui dont la langue chante, bouscule, bouleverse et anéantit… c’est « Le dernier des justes » d’André Schwartz Bart.
Je reconnais volontiers que le titre n’a rien de glamour et n’est pas forcément attirant.
Néanmoins, écoute :

« Parfois, il est vrai, le cœur veut crever de chagrin. Mais souvent aussi, le soir de préférence, je ne peux m’empêcher de penser qu’Ernie Levy, mort six millions de fois, est encore vivant, quelque part, je ne sais où… Hier, comme je tremblais de désespoir au milieu de la rue, cloué au sol, une goutte de pitié tomba d’en haut sur mon visage ; mais il n’y avait nul souffle dans l’air, aucun nuage dans le ciel… il n’y avait qu’une présence ».
Il y a des phrases comme ça, qui parlent au cœur, certains jours plus que d’autres, oui parfois « ..le cœur veut crever de chagrin ».
Des phrases qui parlent, comme « Rien ne se passe, personne ne vient, personne ne s’en va, c’est terrible » d’ « En attendant Godot ».
Ou encore celle qui gifle dans « Les mots » de Sartre : « « En Alsace, aux environs de 1850, un instituteur accablé d’enfants consentit à se faire épicier. »
Et toi, quelle phrase te parle, quel livre t’obsède ???

A chaque rentrée littéraire, il y a l’incontournable Amélie mais aussi, paraît-il environ 700 ouvrages qui ont les honneurs de l’édition. Comme disait mémé (voir plus haut) : « une vache n’y retrouverait pas ses petits !!! ». Comment faire pour extraire la substantifique de cette marée de mots ?
Quelques chefs-d’œuvre émergent, et souvent par hasard comme ce fut le cas pour « L’élégance du Hérisson » qui a laissé chacune d’entre nous effondrée et éblouie.

Ce qui est caractéristique depuis quelques années (il me semble), c’est la propension qu’ont les « écrivains » à offrir leur vie en pâture : mon enfance difficile, battue, saccagée est LE thème récurrent, inévitable !
Personnellement, j’évite comme la peste tous les épanchements « pipole » qui ont autant à voir avec la littérature que Beigbeder avec le talent (par exemple !).
Et bien, sache-le… en tant que pisse-copies invertébrée (pas un jour sans une ligne)… moi aussi qui te parle à l’instant, j’ai mes velléités d’auteur. J’use et j’abuse des adjectifs et de la ponctuation. J’aime les adjectifs et la ponctuation qui me collent au clavier, je le sais, ne sois pas trop sévère !!!
Par contre, je ne sais dans quel état d’impudeur, d’immodestie et d’inconséquence je me trouve présentement pour soumettre à ta cruauté le début de mon « œuvre » à moi… dont le titre est provisoire.
« …la scélératesse de la vie est sans limites et lorsqu’elle vous comble d’une main, c’est pour vous piétiner des deux pieds, lancer à vos trousses cette femme folle, la déveine, qui vous happe et vous déchire et voltige les lambeaux de votre chair aux corbeaux… »
Simone Schwarz-Bart Aux absents,
………………………………………
Comment s’appelait-il ?
Personne ne l’avait préparé au bonheur.
Sa maladresse et son inattention l’en ont sans doute éloigné. Le bonheur, tatillon, exigeant, impatient se détourne avec obstination, avec méthode et précision de certaines destinées, c’est ainsi. Qui en attribue les rations, comment et pourquoi ? A quel moment certains sont-ils éjectés du coin de paradis terrestre auquel ils pouvaient prétendre ? Est-ce à l’instant précis où les fées se penchent sur certains berceaux ? Tout cela est mystère, mais ce qui est limpide c’est que, du bonheur il n’y en a pas pour tout le monde. Non.
Il ne s’agit pas toujours simplement et uniquement de ne pas naître au bon endroit au bon moment et certains êtres s’appliquent consciencieusement à développer une sorte d’inaptitude, j’en connais. Le hasard des rencontres inadaptées, l’enchaînement d’événements incontrôlables et voilà, la vie s’échappe dans ce qu’elle aurait pu avoir de plus remarquable pour ne laisser qu’amertume et frustration.
Il fut un enfant sans joie, un adolescent privé de jeunesse, un adulte pessimiste et insatisfait, un vieil homme solitaire et dépressif.
A 20 ans il ressemblait à Gérard Philippe, la version sombre et ténébreuse des « Grandes Manœuvres » non celle, sautillante et insouciante de « Fanfan la Tulipe ». L’harmonie de son visage fin et long n’était pas altérée par le nez important. La bouche fine et le sourire, rarement spontané, souvent ironique, laissaient deviner une dentition parfaite et lui conféraient un air particulièrement enjôleur. Très brun, ses cheveux souples, ondulés et naturellement brillants accentuaient encore la douceur des traits. Grâce ou à cause de ce teint mat, la barbe était toujours apparente qui lui donnait ce petit air « mauvais garçon » totalement démenti par son style vestimentaire et son rythme de vie. Mais, ce qui capturait l’attention au-delà de tout, c’étaient ses yeux, non, son regard, où la tristesse le disputait à la mélancolie. Ce regard était irrésistiblement attirant, touchant voire troublant.
Il était beau, c’était incontestable. L’a-t-il jamais su ? S’est-il jamais servi de cet atout ?
Très jeune, seul garçon aîné d’une fratrie où il régnait sur 3 sœurs, toutes trois aussi blondes qu’il était brun, il avait dû travailler dès l’âge de 14 ans, à la mort prématurée de son père, Alexandre, et subvenir aux besoins de ce gynécée. L’interruption de sa scolarité et son manque absolu de curiosité en toutes choses l’ont laissé sa vie durant totalement éloigné de toute forme de culture et d’instruction. Certes, il savait lire, écrire et compter de façon appliquée et consciencieuse mais sans chercher jamais à aller au-delà des bases de l’apprentissage scolaire. Il a par ailleurs développé fort tôt un sens aigu du devoir et de la responsabilité. Sa mère, toute entière à sa dévotion, sanglotait fréquemment : « quel dommage qu’il ait dû arrêter l’école ! Il est si bon en calcul !».
En effet, il était si bon en calcul qu’il devint comptable et le resta toute sa vie.
…………………………

16:05 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
23 janvier 2008
Comment qu'on la malmène trop la langue française ?!
by Francesca
Bonjour Mesdames et Mesdames (toujours pas de calebar à l’horizon ??? Ouf !)
Je ne suis pas une puriste de la langue française ni une intégriste du mot juste, au contraire, je jure comme un charretier et ma pauvre maman disait à qui voulait l’entendre : « c’est pas comme ça que j’l’ai élevée boudiou ! », c’est bien la preuve… nonobstant, parmi les sujets-occasions-gens qui me fournissent l’aubaine d’exercer mes talents de ronchonneuse invertébrée, le langage et son utilisation en est un ou en sont deux, ça dépend.

Comme je ne suis pas à une contradiction près, je t’avoue par contre que le langage des banlieues je le kiffe grave, je trouve qu’il a du yinche, qu’il défouraille adonf, c’est trop mortel ce truc de ouf et ma daronne n’y pourrait rien changer.

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Revenons à nos brebis bien gardées.
Je ne regarde pas (ou peu) la télé, mais j’écoute beaucoup (ou trop) la radio et j’apprends que l’appauvrissement du langage n’est pas dû au fait que les gens lisent moins mais à la contagion des médias qui standardisent la langue.
Moi ça me tape sur le haricot et ce n’est pas rare que je me fasse une baston d’enfer avec mon poste. Comme les produits estampillés « vus à la télé » sont un gage de qualité, il semblerait que si c’est « entendu dans les médias », ce soit une assurance sur la vie que c’est du bon français correct. Sauf que pas toujours.
Alors voilà, en vrac, à tort et à travers, en veux-tu en voilà, si t’aimes pas n’en dégoûte pas les autres, vous reprendrez bien un peu de cet excellent gigot confit… les mots, phrases, tournures, expressions, euphémismes que j’entends régulièrement et qui me filent des convulsions. Mais au fond, un voyage dans l’encyclopédie de la bêtise humaine me fait toujours un bien fou... finalement.
Les expressions alacon :
- « être pris en otage » : nous demanderons à Ingrid Bétancourt (et aux milliers d’autres) d’expliquer aux « usagers » (ne dis pas « clients », malheureuse !) de la SNCF ce qu’elle en pense,
- « discrimination positive » : comment peut-on associer de tels mots antagonistes ? Comment une discrimination peut-elle être positive ?
- « le chasser croiser », ce rituel estival me laisse sans voix,
- « en état de choc » !!! en général, il s’agit de tout un quartier, toute une ville voire tout un pays… je demande à voir,
- « créer DE l’emploi » (et non DES emplois) : histoire de déshumaniser le propos,
- « je vais rebondir »… lorsque j’entends cela, j’entre en transe… et aimerais faire rebondir une bonne droite dans la chetron de « l’intervenant » (il y a énormément d’intervenants en radio…),
- « quelque part » : " : - "Je me sens rassuré quelque part..." "Où ça?" ai-je envie de demander... « dans ton cul connard ! » (ai-je envie de répondre)…

Dis moi que je ne suis pas la seule à avoir des sueurs froides quand j’entends :
- « au jour d’aujourd’hui »
- « pour l’heure »,
- « anéfé »,
- « tout à fait »,
- « c’est clair »…
N’oublions pas les erreurs qui me hérissent le poil dans le sens inverse de l’hémisphère nord… ça fait pas du bien je t’assure.
Voici une petite énumération des choses qu’on dit, qu’on entend sans trop savoir de quoi il retourne sauf que ça fait joli :
- une hécatombe… mettons, 360 personnes… or, hécatombe = 100… mais bon je suis tolérante sur les hécatombes, car par analogie, on assimile une hécatombe à un massacre,
- des lustres… un lustre = cinq ans,
- confusion entre olympiade et jeux olympiques,
- rutilant n’est pas brillant mais rouge vif,
- UN espèce au lieu de UNE espèce… même si c’est con… c’est UNE espèce de con… l’espèce est féminine, je n’en dirai pas autant du con (ah ah ah !!!),
- vous n’êtes pas sans savoir ou vous n’êtes pas sans ignorer… hein, je te le demande…
- les présidentielles au lieu d’une présidentielle à deux tours… etc etc…

Il y a aussi les mots qu’on n’a plus le droit d’employer sous peine d’hérésie, d’être poursuivi pour sorcellerie et risquer d’être brûlé en Place De Grèves : un noir (un black), un mort (un décès), un chômeur (un demandeur d’emploi), un aveugle (un non voyant), un vieux (un senior), un handicapé (une personne à mobilité réduite)… et je t’en passe et des plus hilarantes…

Je t’en prie, rassure-moi, dis-moi que je ne suis pas la seule à avoir des accès de palud et surtout, surtout, cite moi ce qui te rend maboule, toi…
11:25 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note
14 décembre 2007
Dépression météorologique
by Francesca
Bonjour Mesdames et Mesdames (toujours pas de couillus à l’horizon ??? Tant pis, on reste entre nous),
Aujourd’hui, j’ai décidé de te vous tutoyer, j’espère que ça ne te dérange pas et ça me donne l’illusion d’avoir une copine ! OK, bon ça, c’est fait.
Je préfère commencer par un truc sympa parce qu’après ça peut swinguer dans les chaumières.
Les dépressifs m’emmerdent !
Bon, pas la peine de ruer dans les brancards et me tomber dessus à bras raccourcis avec ton rouleau à pâtisserie. On a dit qu’on se disait tout oui ou…? Alors voilà, les dépressifs, moi, ils m’emmerdent.

Ça va, t’emballe pas, je ne suis pas une huître décérébrée, je sais que c’est une maladie et je te jure que j’en ai côtoyés, et des proches avec les avant bras qui ressemblent à des rails de chemin de fer et même encore plus fort, des qu’on retrouve affalés dans leur bave et le tube de machinchose vide à côté.
Mais voilà, c’est un fait, les dépressifs m’emmerdent, définitivement. Et pas qu’un peu.

« Ah ben pourquoi » tu vas me dire, toi qui as du cœur, alors que moi pas ?
J’en sais rien, sans doute parce qu’on ne peut rien pour eux. Et pourtant c’est pas faute d’essayer de déculpabiliser, de ne pas faire de reproches, de soutenir avec présence et écoute, de prétendre comprendre (alors que j’y entrave que pouic), de prouver l’affection et tout le tremblement.

Ta gueule, le shadok, avec les dépressifs ça marche pô ton truc !
Mais ce qui me fait encore davantage revenir mon urticaire géant c’est la « dépression dite saisonnière ». Tu sais le truc alternatif et récidivant qui fait ça : « ah ben crotte alors, c’est l’hiver, on m’a pas prévenu, je ne me sens pas bien, on me dit rien à moi aussi, non plus, poulala dans quelle étagère ? ».

Et toi, es-tu du genre bi-polaire, maniaco dépressive atteinte du syndrome « c’est-l’hiver-je-vais-pas-bien ? »
Comme tu t’en doutes bien un peu, moi je ne suis que maniaco et le blues de l’hiver auto-entretenu : connais pas !
La météo est un des sujets qui me fout les nerfs en vrille. Quand j’ouvre la fenêtre le matin, la seule réflexion que m’inspire le temps qu’il fait est « il pleut, il neige, il fait soleil »… et qu’on soit en mars, en juillet ou en décembre, je m’en cogne, je m’en bats l’œil et m’en tape le coquillard.
Mon humeur et ma santé mentale ne sont jamais influencées par le temps qu’il fait. Tout ce qui peut me provoquer un prurit balèze est de rencontrer un homo sapiens ou erectus qui me gazouillerait dans le conduit une perfidie maousse du genre « rolala quel temps ! »… ce à quoi je réponds invariablement : « c’est l’angoisse du temps qui passe qui vous fait tant parler du temps qu’il fait ? ». Je ne sais plus qui a dit ça, mais c’est mon pote !

J’ai même une copine, enfin c’est un cheval mais ce serait trop long à expliquer qui s’est fait offrir ceci :

et moi au début, grosse quiche, je lui ai dit « ben kèktuvas faire d’un œuf d’autruche ? »… Ben pas du tout mesdames et mesdames, c’est de la luminothérapie que ça s’appelle et c’est pile poil ce qu’il faut, paraît-il pour combler le manque de lumière due à la baisse d’ensoleillement hivernal et du coup tu retrouves énergie et vitalité !!!
Il faut que j’en parle d’urgence à mon cheval !
Rassure-moi, dis-moi que toi aussi tu pètes l’olympique même en hiver !!!

17:00 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
05 décembre 2007
zi ansouer
by Francesca Johnson
Bon ben, vla les résultats. Je corrige en rouge parce que je suis pas bien fière de vous.
Pour le prochain jeu, j’espère que vous vous retirerez les doigts duc’ et qu’on pourra causer sérieusement. Pour les lots, vous pouvez toujours courir et/ou crier à l’injustice, je les remets en jeu.
C’est vraiment une classe de cancres, là !
M et Mme Sanprendrune ont un fils : Yvon
M et Mme Bolmegratte ont une fille : Maguie
M et Mme Poubelle ont un fils : Zack
M et Mme Sonkui ont une fille et un fils : Léa, Rico
M et Mme Pochair ont 3 fils : Ivan, Sam, Otto
M et Mme Kaékouté ont un fils : Xavier
M et Mme Tleukok ont un fils : Jimmy
M et Mme Nédoshode ont un fils : Roby
M et Mme Deudeufruit ont un fils : Sala
Fran’.
14:05 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 décembre 2007
Je n'oublie pas...
... que vous attendez toujours la réponse aux devinettes de Francesca, mais m'ame Johnson s'est pris 2 jours de congé sans préavis, alors il va falloir patienter encore un peu.
Z'inquiétez pas, ce sera retenu sur son salaire.
Non mais.
17:12 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01 décembre 2007
Le p'tit jeu du samedi
by Francesca
Bonjour Mesdames et Mesdames,
Je te sens d’humeur badine et joueuse aujourd’hui ! Ne me dis pas le contraire, je les sens ces choses là. Alors je te propose un jeu.
Quoi UN jeu ? LE jeu. Celui des « Monsieur et Madame ont un fils » (ou une fille… les pauvres !!).

C’est facile et même fastoche, mais pour les mal comprenant voici la règle du jeu proposée par Ouiki ou Chépuki :
La blague consiste à faire deviner un prénom s'associant à un nom de famille le plus souvent fictif, et formant ainsi un calembour par homophonie stricte ou approximative. L'énoncé est toujours le même: "Monsieur et Madame X ont un fils (ou une fille), comment l'appellent-ils ?",X étant le nom de famille. Il est d'usage (my ass) de commencer par un exemple ultrafacile.
Alors commençons par un exemple ultra pour que ça imprime encore mieux :
"Monsieur et Madame Diote ont une fille, comment l'appellent-ils ?
Kelly ! Kelly Diote !!! »

Ayé, t’as compris, on peut jouer ? Pas trop tôt.
Ah ? Qu’est-ce qu’on gagne ??? Je te reconnais bien là ! Bien sûr qu’il y a des trucs à gagner !
· 1er prix : ma considération distinguée (et je peux te dire que je la parcimonise…),
· 2ème prix : une recette de poulpe (mort ou vif) offert par la taulière,
· 3ème prix : le relookage intégral de ton home sweet par Loréal…
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Ayé, c’est tipar on joue :

· M et Mme Sanprendrune ont un fils
· M et Mme Bolmegratte ont une fille
· M et Mme Poubelle ont un fils
· M et Mme Sonkui ont une fille et un fils
· M et Mme Pochair ont 3 fils
· M et Mme Kaékouté ont un fils
· M et Mme Tleukok ont un fils
· M et Mme Nédoshode ont un fils
· M et Mme Deudeufruit ont un fils
08:20 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
26 novembre 2007
Francesca is back !
Vous l'avez encouragée, vous l'avez plébiscitée, et ce qui devait arriver arriva... elle y a pris goût, la Francesca !
Faudra pas venir vous plaindre après si elle vous égratigne les conventions hein, je ne réponds plus de rien.
Juste un mot pour toi, frannie : j'ai mis 3 heures à mettre en page ton article, histoire de le "conformiser" (scuse pour le gros mot) avec ma configuration, alors si tu pouvais la prochaine fois me l'envoyer en Verdana taille 8 avec le double des images (pourraves, tes images, et en plus je SAIS que tu le fais exprès !!!) en pièce jointe, je pourrais retourner tranquillement à mes cheesecakes.
Parce que c'est pas la peine que j'embauche du monde si je dois trimer 2 fois plus, c'est moi le chef ici ou bien ?
Allez, vous l'aurez voulu, je vous balance la sauce :
by Francesca
"Bonjour Mesdames et Mesdames, Avez-vous remarqué qu’à intervalles réguliers (tous les cinq ou dix ans je dirai), on nous balance le résultat d’un sondage : « La plus belle chanson française de tous les temps ! » ? Vous avez remarqué. Bon.
En général, on a droit à « La ballade des gens heureux » de Gérard Lenorman ou « La vie en rose » d’Edith Piaf
ce qui est la preuve en mots et en images, qu’on ne me demande JAMAIS mon avis à moi. Passons. Mais c’est « que du bonheur » qui redonne du baume au cœur à la ménagère de moins de cinquante ans qu’en chie des ronds de chapeau entre les couches, la morve au nez, la gastro et le ragoût de mouton (je vous fais pas un dessin, vous baignez dedans).
En ce jour mémorable, j’ai envie moi de vous parler de la… enfin de MA chanson à moi… mais pas de ma préférée (je fais rarement dans le positif vous verrez…) de la chanson la pire de tous les temps, celle qui me hérisse le poil (moi qui suis pour l’épilation totale), me rend dingue (moi qui suis un modèle de modération), me fait hurler à la mort (moi qui ne crie jamais), éteindre le poste et tourner les serviettes…
J’ai nommé « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, oui Mesdames et Mesdames « Ne me quitte pas ». Rien que d’écrire ça, me file un urticaire géant.
Explication de texte :
Ne me quitte pas
Le dernier qui m’a dit ça, il sèche au grenier, mais bon… voyons la suite…
Il faut oublier
Tout peut s'oublier Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps des malentendus
Et le temps perdu A savoir comment
Oublier ces heures Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi Le cœur du bonheur
Jusque là, je me dis… « t’as encore tes chances mec ». Calme les chevaux Francesca. Tire pas sur l’ambulance… écoute ce qu’il a à dire, on sait jamais ! Bon, d’accord, il fait dans la poésie à deux balles ; dans deux minutes je vais exploser de rire… et puis les rimes en « u » c’est comme les rimes en « ouille », faut pas se mélanger les nougats dans la rime riche qui colle aux dents, MAIS sois indulgente, tu vois bien qu’il souffre le martyr. Vas-y chante mon Jacquot.
Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
C’est bon là, j’ai compris l’idée générale.
Moi je t'offrirai des perles de pluie
Venues de pays Où il ne pleut pas
Balaise le mec. Va faire un tour à
Allez, développe !
Je creuserai la terre jusqu'après ma mort
Putain ! Un zombie !!! C'est tout moi ça... attirer les tarés, les revenants, les morts vivants !
Pour couvrir ton corps d'or et de lumière
Si tu trouves du pétrole, tu me fais signe aussi hein ? Déconne pas.
Je ferai un domaine Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi Où tu seras reine
Ça veut dire que toi et moi… on serait roi et reine du même domaine ?
Je peux réfléchir ???
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Et merde un maniaque.
Ne me quitte pas
Pouh !
Je t'inventerai
Des mots insensés Que tu comprendras
Appelle moi « con » ça ira plus vite !
Je te parlerai De ces amants-là
Qui ont vu deux fois Leurs cœurs s'embraser
Et ma sœur, elle bat l’beurre !
Quand elle battra la merde, tu suceras le bâton.
Je te raconterai L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas Pu te rencontrer
Là c'est bonnard, je peux comprendre.
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Come on Johnny, let twist again !
On a vu souvent Rejaillir le feu
D'un ancien volcan Qu'on croyait trop vieux
Ah oui, j’vois le truc, genre les volcans d’Auvergne qu’on croit qu’ils sont éteints et paf le chien, i sont pas ! Merde, c’est ballot !
Il est paraît-il Des terres brûlées
Donnant plus de blé Qu'un meilleur avril
Le meilleur avril qui donne du blé… désolée, j’ai lâché en route là !
Et quand vient le soir Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas
Elle a pas compris là.
Il peut répéter la question.
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Oula ! Tu commences quand même un peu à me les briser menu là.
Ne me quitte pas Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler Je me cacherai là
Ouais, putain, cache toi là, cache toi où je fais un massacre. Cache toi où je m’en vais te montrer « qui c’est Raoul et on va te retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile ». Tu la comprends là ma poésie mon Jacquot ???
A te regarder Danser et sourire
Et à t'écouter Chanter et puis rire
Je pourrais continuer à aller faire pipi sans que tu viennes me chanter Ramona devant la porte au moins ???
Laisse-moi devenir L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main L'ombre de ton chien
Ouais, c’est ça, disparaît. T’es une ombre, un ectoplasme, t’es rien, nada, nicto, t’es le vide, t’es le néant ! Pfiou. T’es plus là !
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.
J’SUIS PAS SOURDE CONNARD.
DEGAGE !!!
Voilà, c'était ma contribution dans la dure lutte « Sauvons la chanson française »… Merci de votre attention, vous pouvez fumer !"
Cet article a été commis par Francesca Johnson, la direction décline toute responsablilité quand au contenu du délit...
07:00 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
21 novembre 2007
Francesca émois
L. passe la main : chose promise, chose due, la parole est à Francesca ! (et moi... je retourne me coucher ;-)
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"Bonjour Mesdames et Mesdames (si il y a un SEUL mâle sur ce blog, qu'il pointe son bout, on en fera bon usage, fin de la parenthèse)...
Je me présente je m’appelle Henri, j’aimerais bien réussir ma vie, être aimé…
Non, je reprends, je me présente, je suis Francesca Johnson, vieille fille abandonnée par l’unique amour de sa vie, un macho à poncho qui fumait le cigare et publiait des photos dans le National Geographic (qu’il crève !).
Cette faille spatio-temporelle dans mon existence m’a rendue aigrie, ombrageuse et irascible. C’est normal, je voudrais bien vous y voir vous qui nagez dans le bonheur, les couche culottes et la tartiflette.
Dans cette vallée de larmes, ma route a croisé celle de Lor. la taulière de ce blog.
Ce qui nous a rapprochées ??? C’est pas dur ! Notre amour commun pour l’orthographe et le cheese cake.
Sur ces bases solides, n’ayons pas peur des mots, même si ça me coûte de le dire (je crois plus en rien, vous suivez ???), une amitié est née.
Récemment, pour me sortir de ma torpeur et de mon absence totale de confiance en l’humanité, elle m’a fait cette proposition insolite :
« viens donc « piger » sur mon blog !!! » qu’elle m’a dit.
« hein ? quoi ? caisse ? étagère ? » répliqué-je.
« ben oui, renchérit-elle, de temps en temps, tu viens faire une pige sur mon blog histoire de te dérider les zigos… Tu verras, on partage, on échange, on discute, on s’amuse… ».
J’ai hésité étant donné que Lor. est mon opposée en tout. Elle pond à intervalle régulier, histoire de prouver au monde qu’on va pas leur laisser une terre pourrie aux moutards.
J’ai eu beau lui dire « non mais tu te rends compte qu’à 50 piges tu vas te retrouver avec une ado boutonneuse en psychanalyse à vie parce qu’elle aura toujours pas compris pourquoi tu l’as affublée du prénom le plus con imaginable ?»…
y’a rien eu à faire, elle m’écoute pas, elle en fait qu’à sa tête, et là, c’est trop tard, elle est enceinte jusqu’aux dents du fond qui baignent…
Alors j’ai dit oui à sa proposition…
Parce qu’on ne contrarie pas une femme enceinte, parce que je ne peux rien lui refuser, parce qu’elle m’a dit qu’on pourrait parler de tout, musique, OGM, rentrée des classes, sexe… même des hémorroïdes les jours où c’est trop douloureux… excès taira !
Je veux juste vous préciser que je ne trouve pas que TOUS les enfants sont beaux et émouvants, que j’en ai rien à battre de la météo, que je ne sais pas aller me faire cuire un œuf, que j’ai jamais trouvé qu’un ptit chienchien ou un ptit chatchat pouvait être bouleversant, que je suis intolérante, de mauvaise foi et que je n’ai aucun humour… mais quand même, je suis curieuse et j’espère que des milliers de commentaires pleuvront quand j’aurais un truc à dire et que vous me donnerez votre avis et tout et tout.
Pour l’instant, c’est tout ! C’était juste pour faire connaissance !"
Francesca Johnson
08:50 Publié dans Francesca émois | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note


















