04 février 2008

Tu permets que je t'apostrophe ?!!!

by Francesca

 

 

 

Aaaaaaaaah ! Que j’ai aimé cet homme !!!

 

Bonjour Les Filles… minute je jette un coup d’œil rapide !!! C’est bien ça : les filles !

Je passe régulièrement et en silence, sur la pointe des pieds. Je te laisse à tes extases : à la recherche des bouclettes perdues d’Anatole, aux rêveries de Léo, à la longueur des jambes d’Andréa, à l’aérophagie de Lor. !!! Ma grand-mère, une sage femme… enfin une femme sage disait toujours : « la meilleure longueur pour les jambes c’est quand les pieds touchent par terre ». Je médite encore sur la portée philosophe de l’adage indiscutable.

Je vous présente : mémère !

 

Ne nous égarons pas.

J’ai vu que récemment se tenait ici même un salon littéraire et j’ai lu de bien jolies choses sur la nécessité, l’importance, l’enchantement, l’enivrement, la fascination etc… que peut procurer la lecture. Je suis d’accord avec toi à 200 %.

C’est pas tous les jours (que je suis d’accord, essaie de suivre un peu…) :

CHAMPAGNE !

Je déteste le champagne,

donc pour moi ce sera vin rouge, merci !

Qu’est-ce qui te pousse et te détermine à acheter (ou pas d’ailleurs), à lire un livre ? Moi c’est la première phrase, elle est déterminante, cruciale et décisive.

Mon livre préféré, l’indétrônable, le bien-aimé au-delà de tout que je caresse des doigts et du regard, que je n’ose relire, que j’ouvre au hasard régulièrement, que j’observe avec béatitude, celui, le seul qui m’ait laissé effondrée en larmes dans mon fauteuil, celui dont la langue chante, bouscule, bouleverse et anéantit… c’est « Le dernier des justes » d’André Schwartz Bart.

Je reconnais volontiers que le titre n’a rien de glamour et n’est pas forcément attirant.

Néanmoins, écoute :

 

« Parfois, il est vrai, le cœur veut crever de chagrin. Mais souvent aussi, le soir de préférence, je ne peux m’empêcher de penser qu’Ernie Levy, mort six millions de fois, est encore vivant, quelque part, je ne sais où… Hier, comme je tremblais de désespoir au milieu de la rue, cloué au sol, une goutte de pitié tomba d’en haut sur mon visage ; mais il n’y avait nul souffle dans l’air, aucun nuage dans le ciel… il n’y avait qu’une présence ».

Il y a des phrases comme ça, qui parlent au cœur, certains jours plus que d’autres, oui parfois « ..le cœur veut crever de chagrin ».

Des phrases qui parlent, comme « Rien ne se passe, personne ne vient, personne ne s’en va, c’est terrible » d’ « En attendant Godot ».

Ou encore celle qui gifle dans « Les mots » de Sartre : « « En Alsace, aux environs de 1850, un instituteur accablé d’enfants consentit à se faire épicier. »

 

Et toi, quelle phrase te parle, quel livre t’obsède ???

 

A chaque rentrée littéraire, il y a l’incontournable Amélie mais aussi, paraît-il environ 700 ouvrages qui ont les honneurs de l’édition. Comme disait mémé (voir plus haut) : « une vache n’y retrouverait pas ses petits !!! ». Comment faire pour extraire la substantifique de cette marée de mots ?

Quelques chefs-d’œuvre émergent, et souvent par hasard comme ce fut le cas pour « L’élégance du Hérisson » qui a laissé chacune d’entre nous effondrée et éblouie.

Ce qui est caractéristique depuis quelques années (il me semble), c’est la propension qu’ont les « écrivains » à offrir leur vie en pâture : mon enfance difficile, battue, saccagée est LE thème récurrent, inévitable !

Personnellement, j’évite comme la peste tous les épanchements « pipole » qui ont autant à voir avec la littérature que Beigbeder avec le talent (par exemple !).

Et bien, sache-le… en tant que pisse-copies invertébrée (pas un jour sans une ligne)… moi aussi qui te parle à l’instant, j’ai mes velléités d’auteur. J’use et j’abuse des adjectifs et de la ponctuation. J’aime les adjectifs et la ponctuation qui me collent au clavier, je le sais, ne sois pas trop sévère !!!

Par contre, je ne sais dans quel état d’impudeur, d’immodestie et d’inconséquence je me trouve présentement pour soumettre à ta cruauté le début de mon « œuvre » à moi… dont le titre est provisoire.

 

 

« …la scélératesse de la vie est sans limites et lorsqu’elle vous comble d’une main, c’est pour vous piétiner des deux pieds, lancer à vos trousses cette femme folle, la déveine, qui vous happe et vous déchire et voltige les lambeaux de votre chair aux corbeaux… »

Simone Schwarz-Bart Aux absents,

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Comment s’appelait-il ?

Personne ne l’avait préparé au bonheur.

Sa maladresse et son inattention l’en ont sans doute éloigné. Le bonheur, tatillon, exigeant, impatient se détourne avec obstination, avec méthode et précision de certaines destinées, c’est ainsi. Qui en attribue les rations, comment et pourquoi ? A quel moment certains sont-ils éjectés du coin de paradis terrestre auquel ils pouvaient prétendre ? Est-ce à l’instant précis où les fées se penchent sur certains berceaux ? Tout cela est mystère, mais ce qui est limpide c’est que, du bonheur il n’y en a pas pour tout le monde. Non.

Il ne s’agit pas toujours simplement et uniquement de ne pas naître au bon endroit au bon moment et certains êtres s’appliquent consciencieusement à développer une sorte d’inaptitude, j’en connais. Le hasard des rencontres inadaptées, l’enchaînement d’événements incontrôlables et voilà, la vie s’échappe dans ce qu’elle aurait pu avoir de plus remarquable pour ne laisser qu’amertume et frustration.

Il fut un enfant sans joie, un adolescent privé de jeunesse, un adulte pessimiste et insatisfait, un vieil homme solitaire et dépressif.

A 20 ans il ressemblait à Gérard Philippe, la version sombre et ténébreuse des « Grandes Manœuvres » non celle, sautillante et insouciante de « Fanfan la Tulipe ». L’harmonie de son visage fin et long n’était pas altérée par le nez important. La bouche fine et le sourire, rarement spontané, souvent ironique, laissaient deviner une dentition parfaite et lui conféraient un air particulièrement enjôleur. Très brun, ses cheveux souples, ondulés et naturellement brillants accentuaient encore la douceur des traits. Grâce ou à cause de ce teint mat, la barbe était toujours apparente qui lui donnait ce petit air « mauvais garçon » totalement démenti par son style vestimentaire et son rythme de vie. Mais, ce qui capturait l’attention au-delà de tout, c’étaient ses yeux, non, son regard, où la tristesse le disputait à la mélancolie. Ce regard était irrésistiblement attirant, touchant voire troublant.

Il était beau, c’était incontestable. L’a-t-il jamais su ? S’est-il jamais servi de cet atout ?

Très jeune, seul garçon aîné d’une fratrie où il régnait sur 3 sœurs, toutes trois aussi blondes qu’il était brun, il avait dû travailler dès l’âge de 14 ans, à la mort prématurée de son père, Alexandre, et subvenir aux besoins de ce gynécée. L’interruption de sa scolarité et son manque absolu de curiosité en toutes choses l’ont laissé sa vie durant totalement éloigné de toute forme de culture et d’instruction. Certes, il savait lire, écrire et compter de façon appliquée et consciencieuse mais sans chercher jamais à aller au-delà des bases de l’apprentissage scolaire. Il a par ailleurs développé fort tôt un sens aigu du devoir et de la responsabilité. Sa mère, toute entière à sa dévotion, sanglotait fréquemment : « quel dommage qu’il ait dû arrêter l’école ! Il est si bon en calcul !».

En effet, il était si bon en calcul qu’il devint comptable et le resta toute sa vie.

…………………………

Commentaires

Et celle-là tu en penses quoi :

"Elles avaient entre elles, une discution d'une reposante nulité".
trouvé dans "Votre trés humble et trés obéissant serviteur" De H.Troyat.



Tout est dit...juste en quelques mots... Quel talent !

Ecrit par : Ananas | 04 février 2008

Ooopppss....pardon pour la faute "discuSSion" !!!

;o))))

Ecrit par : Ananas | 04 février 2008

Ananas> oui, et "nuLLité" aussi, faut que t'arrêtes le régime mdr !!!

Ecrit par : Loreal | 04 février 2008

Les livres sur la Shoah j'en ai lu des centaines (j'exagère à peine). A 14 ans, j'ai lu La nuit d'Elie Wiesel à 14 ans et j'y ai passé la nuit. Ca a été le 1e et je me suis plongée ensuite dans Primo Lévi, Jorge Semprun... Le dernier des Justes est un de ceux qui m'a le plus marquée. J'ai refermé le livre les larmes aux yeux, la gorge serrée. Merci d'évoquer ce livre mémorable et magnifique.

Ecrit par : Ségolène | 04 février 2008

Un des livres qui m'obsèdent, c'est "After you'd gone" de Maggie O'Farrell (en VO). Je le relis régulièrement. C'est un livre qui m'émeut beaucoup. Ado, j'étais obsédée par le pavillon des enfants fous de Valérie Valère que je relisais régulièrement.

Ecrit par : Ségolène | 04 février 2008

pour moi ces dernieres années, c'est plutot "la jeune fille à la perle", que je viens de relire...et bien sûr le passage que je préfère: quand le peintre (Vermeer) lui demande d'enlever sa coiffe, pour faire son portrait; c'est cette atmosphère bien rendue de cette petite ville de hollande dans les années 1500 et qques et c'est aussi cette jeune femme qui s'éveille à sa vie de femme...

Ecrit par : flow | 04 février 2008

euh, on aimerait en savoir un peu plus sur le comptable...ça donne envie de lire la suite!

Ecrit par : flow | 04 février 2008

Ananas : t'es trop forte !!! Tu dis que les discussions de Lor et Fran sont reposantes rapport à leur nullitude.
Sympa... et c'est encore moi qu'on va traiter de mauvaise coucheuse.
Remarque faut reconnaître que ton orthographe aussi est bien sédative ! mouarf...

Bon, passons aux choses sérieuses, mon livre préféré c'est celui-ci
http://placiturne.files.wordpress.com/2007/10/martine-jehovah.jpg
et ma phrase cuculte c'est quand elle dit :
"tu aimeras ton prochain comme toi-même !".

Et puis pour terminer je dirai qu'à moi aussi les comptables ça fout les miquettes !

Ecrit par : Pascale | 05 février 2008

Oui, comme le dit Loréal, faut que j'arrête le régime ou alors surtout, arrêter d'écrire des commentaires sur les blogs au boulot en toute vitesse pour ne pas être chopée par les collègues...

ça méviterat deux fère dés photes :o))))

Ecrit par : Ananas | 05 février 2008

Bon la note est longue... je le ferai plus.
Mea culpa.
Donc ne lisez pas la prose en bleu qui est la mienne... remarquez, celle en noir aussi..
Enfin, on se comprend...
mais donnez moi envie de lire des livres !!!

Ecrit par : Francesca Johnson | 05 février 2008

Je n'ai lu malheureusement que trop peu de livres dans ma courte vie (et je compte bien me rattraper).

Moi, s'il y a un livre qui m'a marqué, ou plutôt un auteur, ce serait Eugène Ionesco. C'est absurde (ça on le savait !), et j'aime ça : les choses qui n'ont pas de sens ! Je ne vous citerai pas une phrase culte, il y'en a trop dans son oeuvre !

Sinon, en général, je préfère les livre qui ont une belle histoire à raconter, plutôt que les livres qui usent de références littéraires, de belles tournures et de réthorique. C'est bien de temps en temps, mais à force, je trouve que écrire pour écrire c'est lourd.

C'est pas pour ça que je lis les romans "harlequins" (j'ai essayé un jour, mais j'y arrive pas), je ne suis pas stupide pour autant. Sans vouloir offenser les lectrices (eurs) d'harlequins bien entendu).

Voià, sinon, entre autres livres, j'ai dévoré "1984" de G. Orwell, j'ai adoré le cycle des Anges de B. Werber (les "Thanatonautes" et "L'empire des Anges"), j'ai frissoné devant "Ca" et Simetierre de S.King (non y'a pas de faute), et en ce moment, je me délecte du "Seigneur des Anneaux" de JRR Tolkien.

Ecrit par : Audrey | 05 février 2008

le livre que j emmènerais sur une ile déserte
le petit prince de st exupéry
ma phrase culte
l essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu avec le coeur
mon passé préfé celui où il essaye d apprivoiser le renard
à part ça , as tu lu Anna Gavalda ? je crois que Loreal aime bien aussi
et ALice Ferney, la conversation amoureuse ?

Ecrit par : Marijo | 05 février 2008

comment ai je pu oublier le petit prince ???

Ecrit par : Audrey | 06 février 2008

C'est vrai, le Petit Prince, on ne peut l'oublier non plus !

J'ai bien sûr dévoré Anna Gavalda... enfin, façon de parler... J'ai adoré "Ensemble c'est tout". Il y avait des nouvelles admirables dans "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" (et quel titre)... par contre "Je l'aimais" était plus froid !

Ecrit par : Francesca Johnson | 07 février 2008

Bonjour,

J'ai lu quelques uns de vos articles, je trouve votre blog bien sympa, j'aime votre style :o)

Je travaille chez Overblog (2e plateforme de blogs française) où je m’occupe du conseil et du support auprès de nos nombreux blogueurs. Overblog est devenu un véritable portail d’informations alimenté par les publications de nos blogueurs, ce qui leur offre une visibilité optimale.

Je vous propose notre Partenariat de Droits d'Auteur, unique en France, qui remporte un vrai succès depuis deux ans. Aujourd'hui, vous avez pas mal de visiteurs, si je tranfère l;e contenu de votre blog (design, commentaires, articles, ...) sur over-blog en y rajoutant de la pub, vous serez rémunérée sous forme de Droits d’auteur sans que vous vous souciez du côté administratif.

Etes-vous intéressé pour en savoir davantage sur Overblog et le Partenariat Droits d'Auteur?

Cordialement,

Sylvain d'Over-blog
sylvain@over-blog.com

Ecrit par : Sylvain | 07 février 2008

'La maison aux Esprits' d'Isabel Allende. Découvert grâce à une jeune professeur de français qui osait prendre les chemins de traverse. Un des rares livres que je relis régulièrement. Et puis 'Cyrano de Bergerac', le premier livre sur lequel j'ai pleuré.
Sans oublier 'Odette' (http://www.amazon.fr/Odette-Un-printemps-%C3%A0-Paris/dp/2211065988 ) mon premier choc littéraire à 4 ou 5 ans.

Ecrit par : Lola | 07 février 2008

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