08 mars 2008

Une journée, ça risque fort de ne pas suffire, mais bon.

15 janvier 2008

Travailler moins pour faire chier plus

C'est tout nouveau ça vient de sortir :

 

La Poste facteurs nouveaux équipements 3715/01/08 : Facteur : : tenue rapide exigée !
Epiloque dans l'affaire des facteurs du Tarn. Douze postiers, 11 femmes et un homme, attaquaient leur employeur : La Poste. Objet du litige : le temps qu'ils passent chaque jour à enfiler et retirer leurs habits de postiers. Dix minutes selon eux. Des minutes qui, comme le prévoit le code du travail depuis la loi Aubry de 2000, devraient être payées, et qui aujourd'hui ne le sont pas.
Selon la défense, La Poste laisse ses agents libres de choisir leur tenue dans le catalogue et de ne porter qu'un simple signe distinctif.
Résultat : le tribunal des prud'hommes d'Albi a suivi à 60% les revendications des facteurs. Ils auront désormais six minutes par jour pour mettre et pour retirer leur uniforme.
La Poste a annoncé son intention de faire appel de cette décision. L'entreprise risque gros : 100.000 facteurs seraient en droit de demander la même chose

(source M6 info)

 

Au risque de m'attirer les foudres des syndicalistes de France et de Navarre, je le dis haut et fort : ça me gonfle !

Infirmière (oui, je ne suis pas née FAF, faut pas croire), "être du matin" signifiait pour moi être à 6h15 tapantes dans le service, en tenue, stylo à la main prête à noter les transmissions.

"Commencer à 8 heures" pour mes collégiens, c'est être à 8 heures assis en classe, le cahier sur la table, prêts à travailler.

 

Ras le bol de cette mentalité où le droit efface le devoir !

27 août 2007

Militante

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Je sais déjà qu'il y a de l'alcool dans le cidre (même si je connais des enfants qui en boivent :-O), dans la bière "sans alcool" (là c'est déjà plus vicieux), dans le tiramisu (hélas, trois fois hélas), mais là, vraiment, je ne m'attendais pas à en trouver :

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Oui oui je dénonce, j'accuse, je me révolte : il y a de l'alcool dans les profiteroles au chocolat de la marque Champ*ion, vendues au rayon frais dans un emballage tout ce qu'il y a de plus innocent !

Lorsque Chéri dès la première bouchée s'est exclamé "il y a de l'alcool dedans !", j'ai cru à une feinte de groumand visant à garder toute la camelote pour lui, mais je suis tout de même allée décortiquer l'emballage, et là, caché entre le dextrose et le beurre de cacao : ALCOOL ETHYLIQUE !!!

Je me suis consolée en constatant que les dites profiteroles n'avaient pas grand chose à voir avec celles de la photo ci-dessus, mais une question demeure... pourquoi ?!!!

Hormis le fait que j'ai vérifié sur plusieurs recettes, y compris sur le site des Chocoholic's, et qu'il n'y a PAS d'alcool dans la recettes des profiteroles au chocolat, je milite pour une réelle information du consommateur, ne serait-ce que sous la forme d'une petite phrase du genre : "Attention, ce produit contient une petite quantité d'alcool" sur les produits qui ne sont pas censés contenir de l'alcool de manière évidente.

En vous remerciant.

03 juin 2007

Fête des mamans

Quand Léo est né gravement malade, pétrie de la culpabilité d'avoir failli à mon rôle de mère en offrant à mon fils une vie d'emblée si fragile et si douloureuse, j'ai refusé pendant des années que l'on me souhaite la fête des mères.

Puis petit à petit, années après années, la maladie s'est estompée, je me suis réconciliée avec moi-même, et plutôt que de m'autoflageller j'ai décidé de savourer ma chance de l'avoir toujours à mes côtés.

Alors aujourd'hui plus encore que les autres jours, je pense à mes proches, mes amies qui n'ont pas eu ma chance, et pour qui ce jour sera à jamais teinté de la douleur de l'absence... je pense à ma belle-mère Brigitte, à Marie-Hélène, à Stéphanie, à Nathalie...

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Bonne fête à toutes les mamans (et surtout à la mienne ;-)

30 avril 2007

A bout de souffle

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"Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l'as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t'envoler..."

09 février 2007

Les porteuses d'espoir

Lors du colloque parlementaire de bioéthique qui s'est tenu hier à Paris, nos députés ont débattu avec deux ans d'avance (la révision de la loi de bioéthique de 2004 étant prévue en 2009) sur le sujet des mères porteuses.

Actuellement la pratique de la Gestation Pour Autrui (GPA) est autorisée entre autres au Canada, aux Etats Unis, en Espagne, en Belgique, au Danemark, sous différentes conditions, mais en France, le recours à la maternité de substitution reste interdit.

Des études récentes montreraient que 53% des français considérent que les mères porteuses devraient être autorisées en France.

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Moi, je ne sais pas quoi penser.

Et au fond, je ne suis même pas tout à fait sûre d'avoir le droit de donner mon avis. Quand on a la chance de pouvoir être mère sans recourir à la science, que peut-on comprendre vraiment de la douleur des femmes en mal d'enfant ?

Je ne vois que du bonheur à être mère. C'est pour cela que j'ai entamé jadis la démarche du don d'ovule. Malheureusement, bien que sa maladie n'aie aucun caractére génétique, les problèmes de santé de Léo m'ont recalée au premier entretien.

Je n'ai donc pas pu aller au bout de ma démarche, mais je n'avais aucun cas de conscience à faire don de mes ovules.

Je ne vois pas un enfant dans un ovule, tout au plus quelques données génétique, en tous cas une cellule qui n'a aucune valeur sans une autre à laquelle se coupler et sans en endroit où se nicher, alors en donnant mes ovules, je ne pensais pas me déposséder pas d'un hypothétique enfant, mais juste donner une petite chance à une autre femme de connaître un  jour l'immense bonheur de porter la vie.

Et pourtant, mère porteuse, je ne saurais pas.

Je ne pourrais pas.

Dès la lecture du test de grossesse, je me sens mère. Que les gamètes soient miennes où pas n'y changerait rien, un enfant qui grandit dans mon ventre est MON enfant.

Je lui parle, je le caresse, je l'imagine.

Comment pourrait-on faire autrement ?

Comment une femme qui a porté un enfant pendant 40 semaines peut le poser dans les bras d'une autre femme et s'en aller, sans en être mortifiée à vie ?

Et si la mère porteuse changeait d'avis, à qui reviendrait l'enfant ? Ceux qui l'ont génétiquement concu et tant attendu, ou celle qui l'a porté pendant 9 mois ?

Je n'ai pas la réponse à ces questions.

En me promenant sur internet, je me suis aperçue que malgré la loi, des couples en France ont recours aux mères porteuses, avec l'aide de réseaux discrets. Je les comprends. Je suis heureuse pour eux de ce bonheur chèrement gagné.

Mais j'ai beau savoir qu'elles sont volontaires pour cette étrange aventure, je ne peux m'empêcher de penser à celles qui ressortent de la maternité les bras vides et le ventre meurtri...

17 novembre 2006

Bug ?

Dites moi, juste pour savoir... suis je la seule à ne plus pouvoir poster de commentaires sur hautetfort ?!!!

Apparement oui, puisque certains arrivent à poster des commentaires ici...

Depuis hier, c'est le grand n'importe quoi !

J'ai tour à tour laissé mon petit grain de sel chez Higgins (3 fois), Pascale (2 fois), Joh, la mummy active, de Froun en Groul, Alextialca, LOutre, et d'autres encore... rien ne paraît !!!

Je tape mon petit commentaire, je valide, je tape ces put*%# de chiffres et lettres à la c%$, je re-valide, et là... RIEN.

C'est un complot ou quoi ?!!

 

Evidemment, ce post est stupide, bicoz si vous ne pouvez pas non plus poster de commentaires, vous ne pourrez pas me répondre... CQFD.

 

Edito du 18 novembre : toujours rien. J'ai re-essayé chez Higgins, puis ici-même... ben le croirez-vous, même chez moi mes commentaires refusent de paraïtre... bouhouhouhou....

Amis blogueurs de hautetfort, sachez que même muette malgré moi, je continue à vous visiter. Et croyez-moi, quand on est pipelette comme je le suis, ce n'est pas chose facile que de repartir de chez vous sans maudire mot dire !

25 août 2006

Au sang versé...

medium_billie_holiday.jpgLa salle est plongée dans le noir, le service aux tables et au bar a été interrompu.
Billie Holiday est seulement accompagnée d'un piano sur lequel elle s'appuie, un unique et petit spot éclaire son visage.
Elle est immobile, comme hébétée...
Son visage se crispe et dans un rictus de douleur, sortent de sa bouche les premières syllabes de Strange Fruit...

 

"Southern trees bear a strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black body swinging in the Southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.

Pastoral scene of the gallant South,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolia sweet and fresh,
And the sudden smell of burning flesh!

Here is a fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for a tree to drop,
Here is a strange and bitter crop..."

 

"Les arbres du Sud portent un étrange fruit,
Du sang sur les feuilles, du sang aux racines,
Un corps noir se balançant dans la brise du Sud,
Etrange fruit pendant aux peupliers.

Scène pastorale du "vaillant Sud",
Les yeux exorbités et la bouche tordue,
Parfum du magnolia doux et frais,
Puis la soudaine odeur de chair brûlée.

Fruit à déchiqueter pour les corbeaux,
Pour la pluie à récolter, pour le vent à assécher,
Pour le soleil à mûrir, pour les arbres à perdre,
Etrange et amère récolte..."

 

 medium_strangefruit_small_bw.3.jpgLes paroles de Strange Fruit ont pour origine un poème écrit il y a près de 70 ans par un enseignant juif du Bronx, Abel Meeropol, plus connu sous le nom de Lewis Allen, son nom de plume, et peut-être plus célèbre pour avoir adopté les 2 fils des époux Rosenberg après leur exécution en 1953 pour intelligence avec l'ennemi.

Ce texte chanté par Billie Holiday à partir de 1939 au Cafe Society, le 1er cabaret "intégré" (de l'anglais "integrate", qui désignait les endroits acceptant les noirs, par opposition à "segregate", ne les acceptant pas) de New York, avait le don de pétrifier l'assistance chaque fois qu'elle le chantait et n'a jamais perdu de son impact au fil des ans.

Aujourd'hui encore, beaucoup pensent que Billie Holiday a écrit ce texte, un mythe conforté par elle-même et le film "Lady Sings the Blues" dans lequel elle se met à écrire ces lignes aprés avoir assisté à un lynchage.
En fait, Meeropol publia ce poème en 1937 et le mit en musique lui-même avant qu'il ne parvienne à Billie Holiday qui en remania la musique avant de l'interprèter.

Strange Fruit n'est pas seulement le premier "protest song" américain, il est aussi le plus puissant et le plus durable.

L'étrange fruit dont parle Meeropol ne pend plus aux peupliers du Sud et les lynchages n'ont plus cours sur le sol des Etats-Unis depuis qu'il a écrit ce poème... Cependant les visions de James Byrd Jr, traîné derrière une camionnette à Jasper au Texas, d'Amadou Diallo, de Patrick Dorismond, d'Abner Louima, et tant d'autres noirs tués ou mutilés par des blancs, victimes d'actes racistes de toute nature, minorités opprimées, sont toujours bien présentes et nous rappellent combien "Strange Fruit" n'est pas un chant d'hier, mais malheureusement d'aujourd'hui, de demain, de toujours...

source

 

Bien que cette chanson ait été en son temps immortalisée par Billie Holiday, j'ai choisi de vous passer la version de Nina Simone, qui me bouleverse au-delà des mots, tant par la force du texte que par son interprétation et la sobriété de l'accompagnement musical.

J'avais juste envie de la partager avec vous...

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"J’ai fait un rêve aujourd'hui.

J'ai fait un rêve, qu’un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivelée, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble."

Martin Luther King, 1963

30 juillet 2006

Point final

Peut-être que quelques un(e)s d'entre vous avaient comme moi suivi avec émotion la merveilleuse aventure de Sacha, amoureuse de Hugo, et portant la vie avant même ses 18 ans.

Son blog s'appelait "Un cher inconnu".

Sacha y partageait avec nous ses joies, ses inquiétudes, l'incompréhension de ses amis à l'annonce de cette grossesse préservée, l'amour qui l'unissait à Hugo, et surprise des surprises, l'annonce que ce n'était pas une mais deux vies qu'elle abritait dans son ventre.

Et puis Noé et Lise sont nés, et le blog s'est endormi sur ce faire part de bonheur.

Jusqu'à ce que aujourd'hui, Bloglines m'avertisse d'un nouvel article posté sur "Un cher inconnu".

Impatiente à l'idée d'aller dévouvrir des photos de ces deux merveilles issues de l'amour de Sacha et Hugo, voilà ce que j'ai trouvé...

L'URL n'avait pas changé, mais le blog avait été renommé "point final".

Un article, un seul, avait été publié avant de disparaitre à jamais de la blogosphère, et voilà ce qu'il disait :

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Je ne sais pas s'il faut ressentir de la colère ou de la pitié.

A vous de juger.

Moi, j'ai juste du mal à en croire mes yeux.

09 juillet 2006

Fausse alerte

Moins de 24 heures après leur disparition signalée hier, dans le Maine et Loire, Emeline, 10 ans, et Melissa, 8 ans, ont été retrouvées, vraisemblablement saines et sauves.

Malgré les scénarios d’horreur présents à nos esprits dès l’annonce de leur possible enlèvement, par le destin, la chance, ou la grâce de dieu, ces deux vies là auront été épargnées.

Et c’est bien là, justement, que ça coince.

Qu’il faille s’en remettre à la chance ou à la grâce de Dieu…

Aujourd’hui, pour la première fois en France, le plan " alerte enlèvement " avait été déclenché.

C’est bien. C’est même très bien.

Mais cela ne peut pas, cela ne DOIT pas s’arrêter là.

Parce qu’un seul enfant mort des mains de ces infâmes bourreaux, c’est déjà un de trop.

Sans compter ceux et celles dont on n’a jamais su retrouver la trace.

Ceux et celles, donc, dont les parents, les familles, n’ont pu que redouter, imaginer, puis se convaincre du pire.

Sans même une tombe où se recueillir…

Alors il faut que cela cesse.

Trop d’enfants innocents ont déjà été sacrifiés sur l’autel de l’incompétence de nos décideurs.

Quand vont-ils enfin décider de nous dire qui sont et où vivent les délinquants sexuels en liberté ?

Quand vont-ils enfin décider de garder en prison à vie ces tortionnaires ?

Devrons-nous en venir à faire justice nous-même ?

Devrons nous, armés de courage et de fusils, exterminer de nos propres mains la vermine pour préserver la vie de nos enfants ?

S’il faut en arriver là, alors nous lèverons une armée silencieuse et déterminée.

S’il faut en arriver là…

En attendant, moi qui ne manifeste ni pour les salaires, ni pour les retraites, ni pour les autres revendications nombrilistes en tous genres, je suis prête à envahir avec vous les rues, les administrations, les aéroports et les gares, et tout ce qui pourra être envahi.

Tous ensemble. D’une seule voix. Jusqu’à ce que peine de mort s’en suive.

Et je voterai en 2007 pour qui fera enfin ce qu’il faut pour protéger l’innocence et la vie de nos enfants.

Quel qu’il soit.

A bon entendeur…

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