09 novembre 2010
Le quart d'heure américain
Andy Warhol disait en 1968 «A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale.»
Pour certains ce sera seulement quelques secondes.
Pour d'autres une page suffira :)
Dans ma famille nous avons une amusante petite répétition tout à fait involontaire, celle d'apparaître dans des livres au détour des pérégrinations d'un photographe.
C'est mon papa qui a initié la chose en se trouvant par hasard dans la visée de l'objectif de Yann Arthus Bertrand (rien que ça !) lors du Paris-Dakar de 1987, en Mauritanie :

Non non pas celui sur la moto, celui dans le rond rouge au fond.
Comme il avait pris goût à la célébrité, il a remis ça 2 ans plus tard à Rouen dans "Voiles en Seine", le livre de l'Armada de 1990 :
Comme tu le sais j'aime bien faire mon intéressante, et c'est à Rouen moi aussi que le hasard m'a offert ma petite page de gloire :)
A l'époque, l'année de mes 18 ans, je suis allée par hasard à une expo photo dans une célèbre librairie rouennaise et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant sur les mur de la galerie une photo... "de moi" ! Cette expo est devenue un livre que je n'ai pas eu l'occasion d'acheter à l'époque, et que je me suis mise en quête de retrouver depuis déjà quelques années sans y parvenir. Il faut dire que les livres sur Rouen ne manquent pas, et que je n'en avais ni le titre ni les références, tout au plus une date approximative de parution et un vague souvenir de la couverture... bref, c'était pas gagné.
Hier soir alors justement que je poursuivais mes petites recherches, j'ai découvert un blog de passionnés de Rouen et de photographie et j'ai tenté ma chance en écrivant un petit mot à l'administrateur :
"Bonsoir !
Ayant visiblement à faire à des passionnés de la ville aux cent clochers et de la photographie je tente ma chance : je suis à la recherche des références d'un livre de photos sur Rouen, qui si ma mémoire est bonne fut édité en 1990 ou peu après. Je m'en souviens car c'était l'année de mon Baccalauréat, et il se trouve que par le hasard des pérégrinations du photographe... je suis dans ce livre !
Extrait du livre "Rouen, au fil du regard" de William et Dominique Cordier, éditions Médianes
Certes en constantant la parfaite harmonie de no-style entre ma superbe coupe de cheveux et ma non moins harmonieuse chemise blanche à rayures vertes (les années 90 sont une petite vérole dans l'histoire de la mode) tu as le droit de te demander pourquoi je tenais tant à retrouver ce bouquin...
Mais que veux-tu cette photo est un des symboles de mon insouciante jeunesse, et j'aime à savoir que ce livre (aussitôt commandé !) restera un amusant clin d'oeil pour mes grands qui sont nés et ont en partie grandi à Rouen.
Il ne me reste plus qu'à assumer d'être maintenant devenue un personnage public et à me consoler de mon look 90's improbable en savourant la fierté d'avoir attiré l'espace d'une seconde l'objectif d'une grande photographe chère au coeur des rouennais !
15:00 Publié dans 1-La vie au Nid, Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
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05 octobre 2010
Fairy nails
Attention, ceci est un post à haute teneur en superficialité.
Il restait tout juste 15 minutes avant la sortie de l'école, et l'envie m'a pris de me mettre un peu de rouge aux pieds, histoire de faire semblant de se croire encore en été !
Cela faisait plusieurs semaines que je n'avais pas dégainé mon rouge carmin, et la première chose qui m'a frappée c'est qu'on est beaucoup plus souple avec 23 kg de moins (oui 23, j'ai enfin déquillé ma stagnation !).
Du coup en 5 minutes mes petits orteils étaient coloriés, et il me restait encore 10 minutes à tuer...
Et là je ne sais pas ce qui m'a pris, un moment d'égarement sans doute, un flashback de la période "recherche susan désespérément" de mes 17 ans, je me suis retrouvée comme une gamine qui pique le "rouge à ongles" de sa maman :D
Sans mentir cela doit faire 20 ans que je n'avais pas mis sur mes mains un vernis autre qu'incolore ! De mon temps les ongles rouges étaient réservés à deux catégories de personnes : les "dames", et les putes :D
Aujourd'hui les vernis sont à la mode et les ongles en voient de toutes les couleurs, au point que certains introuvables de Chanel s'arrachent à prix d'or sur le net ! Du coup puisque moi aussi je le valais bien, je suis sortie avec mon rouge insolent au bout des doigts, sur un petit nuage d'éphémère féminité...
21:42 Publié dans 1-La vie au Nid, Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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28 septembre 2010
Les sanglots longs des violons de l'automne bercent mon coeur d'une langueur monotone
Le titre, c'est pour te donner une idée de mon humeur, histoire de planter tout de suite le décor.
Je ne sais pas si toi c'est pareil, mais après la douce quiètude des vacances d'été et la frétillante effervescence de la rentrée, je me sens d'un coup comme une sorte de coquille vide...
Oh je sais bien que le régime et le décalage entre les changements visibles et la conscience que j'en ai, la décision de rester quelques mois ou années de plus à la maison, l'approche de la quarantaine, toutes ces petites choses n'y sont sans doute pas tout à fait étrangères, et je ne m'en inquiète pas plus que ça.
C'est juste que je me languis.
Quand j'avais 20 ans, j'étais comme nous toutes une jeune femme séduisante à l'esprit vif et à l'humour affuté, qui trimballait son rire rauque et son décolleté charmeur de soirées en dîners, et qui bien entendu rêvait d'accomplir de grandes choses.
Près de 20 ans plus tard je dois admettre que la plus grande chose que j'ai accomplie mesure 1m73 et me pique mon mascara tous les matins, et que je n'ai plus grand chose d'affuté, ni l'esprit, ni la taille. Heureusement, il me reste mon rire rauque et mon décolleté charmeur, Chéri n'aura pas tout perdu :-).
Je ne dis pas que je regrette hein, ne va pas croire que je te fais le blues de la femme au foyer désespérée qui un matin se réveille en hurlant "horreur malheur qu'ai-je fait de mes jeunes années". D'autant que je dois dire que j'en ai bien profité, de mes jeunes années.
Non, c'est juste que là, je me languis.
Bref, tout ça pour dire que la remise en question, c'est un peu comme la révision des 10 000, ça fait toujours chier de s'en occuper mais c'est indispensable si on veut voyager serein.
On n'a dire que là, je fais ma révision des 10 000. Ou des 20 000. Ou plutôt des 100 000, vu que je commence un peu à avoir roulé ma bosse.
Je t'appelle en sortant du garage ;-)
17:20 Publié dans 1-La vie au Nid, Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
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20 septembre 2010
Me, I and myself
14:21 Publié dans 1-La vie au Nid, 5-L. bouge son corps, Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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31 août 2010
J'aime. J'aime pas.
J'aime
La rentrée qui approche et la douce illusion de ses nouvelles promesses
Les nouvelles cartes de visites de ma boutiquette
Les mots doux que me murmure ma balance le matin
Le silence dans la maison à l'heure de la sieste
J'aime pas
Avoir mal au crâne, tout le temps
L'idée que après-demain, je vais recommencer à faire le taxi plusieurs fois par jour
Tomber sur un morceau de cartilage caché dans ma portion de poulet
N'avoir rien d'intéressant à lire
Et toi ?
13:47 Publié dans 1-La vie au Nid, Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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14 mai 2008
Ah, si j'étais riche !
Si j'étais riche, je serais belle. Puisque je vous le dis.
Déjà, si j'étais riche, je serais rousse.
J'ai toujours aimé les rousses. J'ai toujours rêvé d'être rousse.
Comme Pipi Langstrump. Comme Zora. Comme Laura Ingalls.

Comme Satine, la divine Satine. On peut rêver.
Bien sûr, même riche, je n'aurais pas pu être aussi rousse que ces authentiques là, on n'achète pas la nature, mais je me serais contentée d'un magnifique cuivré, avec quelques mèches de blond vénitien.
Rien que ça.
Si j'étais riche, j'aurais un entraîneur particulier.
Il serait gay pour éviter tout malentendu, et viendrait chaque matin me rappeler que des muscles sont enfouis quelque part, dessous.
Ainsi, sans avoir besoin d'aller trémousser ma cellulite en face d'un miroir géant qui ne me permet pas d'ignorer à quel point je suis rouge, transpirante et ridicule, aux côtés de bombes siliconées qui voltigent autour de leur step comme une fillette jouant à la marelle, et ce sans AUCUNE goutte de sueur,

oui, sans même avoir à subir cet affront là, je sculpterais mon corps à la sueur de mes abdos, sous l'oeil ferme mais bienveillant de Paco (oui, mon entraîneur s'appellerait Paco).
Si j'étais riche, j'irais chez l'esthéticienne.
Pas une fois de temps en temps non, tout le monde peut aller chez l'esthéticienne une fois de temps en temps. Non, moi j'irais tous les 15 jours.
Je commencerais par les sourcils.
Au lieu de profiter des grands trajets en voiture pour élaguer par-ci par-là et manquer de me crever un oeil à chaque nid de poule, sans compter la difficulté supplémentaire des binoclardes dans cet exercice, vu que sans lunettes, la cible est floue, et avec, elle est inaccessible, oui au lieu de cela j'irais chez l'esthéticienne, et j'en ressortirais le sourcil net et fier.

Et un peu rouge aussi, parce que même riche, ça picote un peu il faut bien le dire.
Si j'étais riche, je me maquillerais.

Bien entendu je serais déjà magnifique au naturel, mais je me maquillerais quand même.
Au lieu d'aller piquer du mascara dans les affaires de ma fille, j'en aurais un rien qu'à moi.
J'aurais aussi de la poudre libre, du fard à joue, des rouges à lèvres de toutes les couleurs.
Et tant pis si finalement je ne me maquille pas tant que ça, et tant pis si le mascara sèche au fond d'une trousse, et tant pis si ce rouge à lèvres à trop d'euros ne me va pas, je m'en servirais pour écrire des mots doux à Chéri sur le miroir de la salle de bain.
Puisque je serais riche, de toutes façons.
Voilà.
Si j'étais riche, je serais rousse, mince, musclée, et j'aurais des sourcils parfaitement parfaits.
Si j'étais riche, je serais belle.
Puisque je vous le dis.
15:31 Publié dans Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
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30 janvier 2008
Hier encore...
Hier, j'avais 16 ans.
J'étais belle sans le savoir vraiment, j'avais les cheveux bouclés, la peau ferme et l'oeil rieur.
Je papillonnais.
J'écoutais Thiéfaine et Marley sur un vieux magnétophone.
J'écrivais des poèmes.
J'étais libre.
J'avais toute la vie devant moi.
Aujourd'hui, j'ai 35 ans et des brouettes (...le matin et 85 le soir mouarf).
J'ai des kilos en trop, une tignasse indomptable, des vergetures de 1994, et quelques rides au coin de mon oeil rieur.
Je pouponne.
J'écoute Europe 1 en repassant, Europe 1 en cuisinant, Europe 1 en tricotant (et Jeff, Anthony et Devendra en conduisant, quand même).
Je regarde mes enfants grandir.
Je regarde mon ventre s'arrondir.
Je laisse le regard de Chéri m'embellir.
Et je savoure le présent...
08:14 Publié dans Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
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20 novembre 2007
Les zoizos de passage
C'est vrai que c'est un peu la jachère ici ces derniers jours, j'avoue, je suis un peu dispersée ailleurs, "dans la vraie vie" comme qu'y disent les gens, sauf que ce blog c'est aussi ma vraie vie mais bon.
"La vraie vie" des fois c'est rigolo, des fois moins, et en ce moment c'est un peu des deux. Les mois à venir promettent le meilleur comme le pire.
Pour le meilleur, vous le savez déjà, ça devrait arriver autour du 7 février et peser environ 7 livres, tout de rose vêtu.
Pour le pire, les fidèles savent aussi et je n'en dirais pas plus avant que tout ne soit terminé. Parce qu'ici il y a ceux et celles qui passent pour lire, se divertir, se réjouir ou compatir, et il y a les autres. Les charognards. Les mouches à merde. Ceux-là peuvent passer leur chemin, il n'y a rien a bouffer ici, la cantine est fermée.
Revenons à nos moutons.
Je suis occupée, disais-je, et mon petit doigt me dit que ça ne va pas aller en s'arrangeant rapport au gigot de 7 livres évoqué précédemment.
Et comme je sais à quel point vous êtes tristes et désespérés quand le Nid reste muet pendant plus de 2 jours (non ne niez pas, je lis le désespoir dans vos yeux), et que je ne sais rien vous refuser, j'ai décidé de vous faire un cadeau. Ou plutôt 2 cadeaux, soyons fous.
Mon premier cadeau, c'est Anne-Sophie.
Vous la connaissez déjà mon Anne-Sophie, c'est mon amie de jadis et de toujours, de là-bas et d'ici, parce que la véritable amitié ne meurt jamais et que les 15 ans passés sans nous voir en sont la preuve incontestable, mais pardon je m'égare, arrêtons les violons ;-)...
Anne-Sophie, elle est à la fois -entre autres- intelligente, drôle, danoise, exilée à Londres et jeune maman et c'est le mélange de ces 5 ingrédients qu'elle va venir partager avec nous ici-même dans ces colonnes.
Parce que figurez-vous que bien qu'on soit tous des mammifères, élever un enfant en angleterre, c'est pas du tout la même chose que chez nous.
Anne-Sophie a déjà 3 blogs rien qu'à elle, ici, là, et ici aussi. C'est tout en angliche alors sur le coup ça pique un peu les yeux, mais on s'habitue très vite, ça vaut le coup de s'attarder.
Ici rassurez vous, elle écrira en français, vu qu'elle est trilingue-ze-fingers-in-ze-noze, mais sans accents, rapport à son clavier d'outre-manche.
Vous aurez le droit de laisser des commentaires, avec ou sans accents c'est vous qui voyez, mais nombreux et enthousiastes, c'est un ordre. Non négociable, cela va sans dire.
Mon second cadeau s'appelle Francesca Johnson.
Francesca vous parlera de... de ce qu'elle veut, en fait, car Francesca n'en fait toujours qu'à sa tête vous le découvrirez bien assez vite.
Elle viendra mettre un peu de bazar ici quand l'envie lui en prendra, et j'espère qu'elle lui prendra souvent cette envie là, parce qu'elle n'a pas de blog-à-elle pour raconter sa vie à tous les passants, et c'est dommage pour nous.
Alors faudra pas hésiter à l'encourager, à la noyer sous les commentaires, elle est un peu cabotine la Francesca, elle va adorer.
D'ailleurs ne partez pas trop loin, parce que les émois de Francesca, ça commence dès demain !
07:50 Publié dans Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
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22 octobre 2007
Retour aux sources
Des mes bribes d'enfance africaine, je n'ai gardé presque que des souvenirs instictifs, animals.
Je me souviens assez peu des évènements et du quotidien, excepté quelques images fugaces... ma terreur devant une imitation très réussie du gorille par mon facétieux papa... Thérèse notre fatou m'otant du pied des larves de chique à l'aide d'une épine de porc-épic... la petite Kohou, bébé rieur, assise sur la table de notre déjeuner... mon amie Juliette...
En revanche, je n'ai rien oublié des odeurs, des couleurs, des sons, des goûts, des ambiances.
Pas une miette.
La rudesse des sièges de la land rover. L'odeur du skaï brûlant. Le son du climatiseur. La douce lumière du soir filtrant à travers les nacots. Le jus de mangue aspiré à même le fruit. Le croquant de la goyave. L'odeur repoussante du manioc fermenté. Les rires. Les chants. Les pagnes multicolores. La promesse du "cococo ?" annonçant une visite imprévue. Les éclairs majestueux des tonitruants orages du soir. La couleur rouge de la latérite.
Tant de choses si infimes et précieuses à la fois, qu'il me suffit souvent d'un goût ou d'une odeur pour me retrouver à des milliers de kilomètres d'ici, à des dizaines d'années aussi.
Une effluve de nostalgie.
Une simple noix de coco, et j'ai à nouveau 10 ans sous le soleil du Gabon...
Debout au centre, sur les rives de la Ngounié
Ma reine mère, à 35 ans... mon âge d'aujourd'hui
"Et les femmes firent chanter l'eau, du côté de Bongolo..."
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16:25 Publié dans Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note
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26 juin 2007
C'est reparti pour un tour !
J'ai d'abord été "taguée" (je n'ai pas la moindre idée de la signification de ce nouveau terme à la mode) par minimoi, puis comme je faisais mine de rien, watta est venue me sonner les cloches à son tour...
Dites les gens, faudrait voir quand même à renouveler un peu les questionnaires !
- le 30 janvier 2006, questionnaire des 6 révélations,
- le 17 janvier 2007, questionnaire des 5 révélations,
- et le 25 juin 2007 : questionnaire des 7 révélations !!!
A condition bien sûr que j'arrive à trouver 7 trucs débiles que vous ne savez pas encore sur moi, ce qui n'est pas gagné vu que je raconte ma vie ici en long, en large et en travers depuis déjà plus d'1 an et demi (oups, comme le temps passe vite !).
...
J'en ai trouvé 1, je me lance :
- à l'âge de 3 ans et demi, en Guyane Française, je suis tombée du car de ramassage scolaire (certaines mauvaises langues diront "ça explique tout " :-D).
J'étais assise au fond du car, arrêté au feu rouge, et au moment où le feu passe au vert, le vieux car s'ébranle, la porte du fond s'ouvre, je tombe, et la porte se referme.
La camarade de mon âge assise à côté de moi n'a pas osé prévenir le chauffeur, et je suis restée sur le bitume, le front et le coude ouvert, regardant le car s'éloigner, jusqu'à ce qu'une voiture passe par là et m'emmène à l'hopital.
Et croyez-moi, il n'y avait pas beaucoup de voitures à Saint Jean du Maroni en 1975...
A l'arrivée du car, le chauffeur et les élèves, croyant à une blague, m'ont cherchée partout sous les sièges, jusqu'à ce que ma camarade retrouve enfin l'usage de la parole.
Heureusement, mes parents avaient été prévenus par l'hopital de mon arrivée saine et sauve avant même d'apprendre ma disparition, et quelques points de suture plus tard, j'étais de retour chez moi, en pleine forme !
Je n'ai jamais oublié le visage de la femme qui me tenait sur ses genoux dans la voiture... et je pense qu'elle aussi se souvient certainement de ce jour où elle a retrouvé une fillette ensanglantée hébétée, assise sur le bitume...
(pfff, tu parles d'un scoop mon numéro 1, il paraît que je radote :-D)
Purée c'est duraille... Bon, allez, plus que 6, je prends ma respiration et hop, d'une traite :
- je suis Bélier ascendant Balance
- je déteste le fenouil
- je peux m'abstenir de boire de l'alcool pendant plusieurs semaines (voire plusieurs mois, comme en ce moment ;-), mais quand j'ouvre une bouteille de bon vin... je la vide !
- je me brosse les dents sous la douche
- je n'ai pas fait le ménage dans ma voiture depuis près d'un an
- enfant, juste entre mes périodes Chantal Goya et Karen Chéryl, j'ai été une grande fan de Charlotte Julian (allez hop, tout le monde à la campagneuhhhh... allez hop, le soelil nous atteeeeeeend...).
Voilà voilà. Si c'est pas de la news passionnante, ça ?!!...
PS : prend le relai qui veut, tout le monde l'a déjà fait toufasson...
11:00 Publié dans Autour d'L... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
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